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28 août 2011 7 28 /08 /août /2011 12:08

AINSI MENTENT LES HOMMES, de Kressmann Taylor

1953, 1956, 2000 – Autrement, 2004 – Livre de Poche, 2006

 

Lire aussi la chronique de Ainsi rêvent les femmes

 

Par delà les apparences trompeuses de la banalité

kressmann taylor - ainsi mentent les hommesPubliées en 1953 et 1956, voire 2000 pour l’une d’entre elles (« Mélancolie »), les nouvelles présentées dans ce recueil témoignent de la sensibilité de Kressmann Taylor et de sa capacité à saisir les émotions puissantes qui s’attachent à des incidents en apparence « insignifiants » de la vie. Chacun des quatre textes présentés dans Ainsi mentent les hommes raconte une situation simple, ancrée dans la vie ordinaire de gens ordinaires. Au cœur même de cette banalité, l’auteur raconte les sentiments qui construisent une personnalité – et fait entendre le cri silencieux que poussent ses personnages.

 

Comme Ainsi rêvent les femmes, le recueil est porté par un titre « générique » qui crée un lien artificiel entre les textes qu’il recèle. Pourtant, celui-ci est plus approprié que celui du premier recueil, dans la mesure où il peut en effet s’appliquer aux quatre textes. Le mensonge, qu’il soit trahison de la vérité ou travestissement, est bien au cœur de ces nouvelles, dont les protagonistes sont enfants ou adultes, garçons / hommes ou filles / femmes.

 

Le talent de Kressmann Taylor est d’exprimer les nuances invisibles – et effectivement inaperçues par les personnages qui forment l’entourage du protagoniste – du sentiment, invitant son lecteur dans l’intimité des âmes tout en déroulant le cadre factuel très banal de son récit.

 

***

 

Dans « Humiliation », une famille américaine « typique », constituée d’un père démarcheur à domicile, d’une mère au foyer et d’un jeune garçon, Richard Corey. Ce garçon a un frère aîné, mais ce dernier est absent au moment du récit. C’est le week-end, le père, absent toute la semaine, rentre dans son foyer ; il y est accueilli par la mère et l’enfant. L’écrivain épouse le point de vue du père, nous dit sa joie de rentrer chez lui et de retrouver femme et enfant s’adonnant à des activités anodines, qu’ils abandonnent à sa vue pour l’accueillir dignement. Très vite, derrière cette scène a priori sympathique, apparaissent les discordances qui révèlent des fêlures, puis un véritable gouffre. Le basculement prend la forme d’une ombre qui s’insinue dans le salon familial. L’ombre de la peur, voire de la terreur que fait régner ce père autoritaire, mari exigeant, égocentrique, qui saisit la moindre occasion d’exercer un pouvoir tyrannique sur les siens. Le point de vue de l’enfant remplace très vite celui du père. La troisième figure, celle de la mère, échappe au lecteur, lui reste étrangère en apparence. C’est par les yeux du fils qu’elle prend corps et que sa vie intérieure se dessine. L’enfant, partagé entre la crainte du père et le désir de lui plaire, est partagé aussi entre l’amour de sa mère et l’injonction paternelle qui lui ordonne de trahir cet amour, en l’humiliant. Cet homme devient rapidement haïssable tandis que le lecteur saisit la révolte sourde de la mère ; si elle ne reçoit physiquement aucun coup, les remarques méprisantes et misogynes de son mari exercent sur elle une violence d’autant plus grande qu’elles sont insidieuses. En dénigrant la mère, le père appelle l’enfant à faire de même ; il attire à lui l’âme innocente de l’enfant, l’invite à une connivence qui ne repose que sur la terreur qu’il inspire. On nous dit que le frère aîné a déjà répondu à cette injonction, sans remords ; gagné au père, il est perdu pour sa mère. L’amour humilié de celle-ci ne conserve dès lors qu’un allié : son petit garçon, encore à l’âge où l’attachement à la mère n’a pas succombé devant l’injonction paternelle. De cette lutte ordinaire, Kressmann Taylor fait un récit vibrant, intense.

 

Kressmann Taylor procède par touches successives, insensibles d’abord, mais qui très vite prennent sens. Le père qui rentre au foyer ressent « une tendresse larmoyante (il sentait déjà l’émotion jaillir en lui) », puis, aussitôt, « un désir d’envelopper, d’étreindre ce petit cercle de famille qu’il gouvernait, qu’il avait fondé, de le refermer sur lui, pour exclure le monde extérieur. » La menace, déjà, se profile, mais on peut ne pas la percevoir encore, trompé par l’atmosphère sereine du retour à la maison, thème profondément américain associé à la nostalgie de la sécurité intérieure, celle du foyer, de la nation. Quelques lignes plus loin, « il se sentit traversé d’un frémissement de satisfaction possessive ». Le bonheur de l’épouse et de l’enfant semblent si sincères, si entiers, que le lecteur se sent porté à épouser la vision d’une famille idéale, où l’amour est indiscutable. Le plaisir possessif du père, cependant, s’exprime déjà. Par une simple remarque, d’abord, lorsqu’il avise sa femme qui ne l’a pas encore vu : « Il remarqua qu’elle avait choisi de travailler au milieu des fleurs et non dans le potager, où il aurait préféré la trouver, mais il se fit cette réflexion sans animosité ». Par son attitude, ensuite : à l’enfant qui « se jeta convulsivement sur les genoux de son père », il demande de le laisser embrasser sa mère ; à celle-ci qui s’approche de lui « un déplantoir à la main », puisqu’elle a interrompu son jardinage pour venir embrasser son mari, il dit : « Ne me fous pas cette saleté sur mon costume ». Enfin, l’étrangeté s’empare du récit et consacre la dissonance d’abord imperceptible, et pourtant déjà là. Ce basculement se joue en un paragraphe : « Et comme toujours, son père entra le premier pour baisser les stores, car il aimait les pièces sombres et fraîches en été. Sa mère laissait toujours les fenêtres ouvertes, le soleil entrait, promenant le vacillement de sa chaude lumière sur les boiseries foncées, faisant rayonner les rideaux rouges ; les lueurs de la fin d’après-midi projetaient leurs paillettes, leur langueur, à travers toute la pièce. Mais quand son père baissait les stores, il s’installait une obscurité sanglante, l’air s’immobilisait, comme si la maison se fermait inexorablement autour d’eux, dans un silence brûlant, liant, dans un crépuscule brun-rouge dont ils ne pourraient jamais sortir, jamais. » C’était, nous dit alors le regard de l’enfant, qui perçoit sans comprendre, « avec cette étrange tombée de la nuit que tout commençait ». Dès lors, la « tendresse larmoyante » se révèle comme ce qu’elle est en effet : la manifestation du plaisir que procure le pouvoir absolu. Le père est le maître de ce monde qu’il referme autour de lui-même. Sa volonté domine celle des êtres qui l’entourent, car ils lui appartiennent. Jusque dans la moindre de leurs occupations, même quand il n’est pas là. Et l’emprisonnement paternel s’oppose à la nature solaire de la mère, qui rayonne dans son jardin, qui ouvre à la vie extérieure, à son éclat et à ses pulsations, le foyer que le père s’empresse de refermer et de plonger dans l’obscurité. Par la suite, on verra la mère nageant avec le petit garçon, lui enseignant la conscience et le respect de la nature, la tolérance et l’amour. Tandis que le père ne conçoit d’autre enseignement que celui de son autorité, s’indigne de tout débordement de joie dont il n’est pas la source, de tout enthousiasme dont il n’est pas à la fois la cause et le récipiendaire.

 

Ouverture et fermeture : c’est la problématique dans laquelle l’enfant de neuf ans se débat bientôt. L’autorité du père prend la forme de l’affirmation, autre signe de la tyrannie. L’enfant admire ce père qui a vu tant de villes et tant d’hommes, et qui affirme les choses avec une assurance qui ne souffre aucune contestation. Il est puissant, car il sait. La mère, au contraire, est perçue par l’enfant comme « pas tout à fait adulte ». « Elle tâtait constamment le monde, avec une lenteur charmante. Elle s’interrogeait constamment. Mais son père connaissait les choses. Son père savait assurément tout sur tout. » Kressmann Taylor transforme ainsi la situation banale du début en une lutte entre deux rapports au monde, dont l’enfant est la victime. L’équilibre du foyer se révèle inexistante, écrasée par la présence tyrannique du père, par son étroitesse d’esprit révoltante. Sa brutalité est d’autant plus oppressante qu’elle s’exerce a priori sans violence ; elle réside dans l’exercice d’une toute-puissance simplement bête. Le lecteur n’a guère le choix : il est porté vers la sensibilité maternelle, vers l’amour et le soleil. Et blessé par la manière dont le père, précisément, s’attaque à cet amour en prétendant lui arracher l’enfant, comme on emporte un trophée.

 

« Humiliation », drame de la mère, est surtout celui de l’enfant. S’il ne comprend pas l’enjeu de la lutte silencieuse que mènent ses parents, il en perçoit les effets, effrayants pour lui, et cette incompréhension donne au récit une teinte fantastique : « Cette menace planait toujours derrière la joliesse du monde quotidien ; partout ces puissances noires et informes s’élançaient silencieusement hors de l’ombre, hors de la nuit, cherchant à s’emparer de lui, à l’attirer, presque contre son gré, à le faire venir de plus en plus près de ce chaos obscur et nébuleux. » L’admiration pour le père, qui est désir d’être reconnu par lui, de susciter sa fierté, entre en conflit avec l’amour de la mère ; celle-ci apparaît à l’enfant comme un obstacle entre son père et lui, parce qu’il perçoit sa douleur et en est ému. Le récit s’achemine alors vers l’incident qui en constitue le centre. Le moment où l’enfant, tiraillé entre l’injonction paternelle et le silence de la mère, doit choisir. Et ce choix est pour lui une souffrance. Il est cause d’un chagrin violent qui conduit l’enfant au bord d’un autre gouffre.

 

Pourtant, l’incident démontre aussi que le tyran n’a pas gagné, et que la tolérance et l’amour, bien qu’écrasés dans leur silence – c’est toujours le père qui parle, rarement la mère -, ont déjà formé l’enfant. Qu’il ait conscience de l’isolement et de la douleur de sa mère, au contraire d’un frère aîné déjà acquis au père, est la preuve qu’il possède une sensibilité qui fait défaut au père. Cette sensibilité dont évidemment Kressmann Taylor fait une force est aussi, hélas, la source de la souffrance qui tourmente l’enfant. Et qui sans doute continuera de le tourmenter, sa vie durant, parce qu’elle l’empêche de se lover avec contentement dans la suffisance paternelle.

 

Kressmann Taylor cependant refuse le pessimisme. De là la puissance qui émane de ses histoires, cruelles par leur absolue lucidité, mais ouvertes toujours sur l’infinie beauté du monde, qui dépend d’abord de celui qui regarde, et du regard qu’il choisit de porter.

 

***

 

« Remords » a également pour protagoniste un petit garçon. Elle s’ouvre et se ferme sur la nature. C’est une autre caractéristique des textes de Kressmann Taylor : la nature y tient une place essentielle. Sa perception est le signe de l’harmonie ou de son contraire. Harmonie des personnes avec le monde, des personnes avec elles-mêmes. Ici, l’enfant se réveille en éprouvant son pouvoir sur le monde, car il puise la force d’affronter le jour qui se lève dans la croyance en ce pouvoir : « il s’assit au centre des choses et ordonna au soleil de se lever. » Dans « Humiliation », c’est dans le sein de la rivière qui coule au bas de leur maison que la mère et l’enfant communient ; c’est l’eau, et la vie qu’elle contient, qui leur donne la force de triompher des ombres qui cherchent à les emprisonner. Dans l’un et l’autre textes, la lumière et la chaleur expriment la vie, et le retour du jour comme l’expérience de la nature en général s’opposent au confinement dans l’intérieur, où l’ombre prospère et s’insinue dans les cœurs et dans les âmes.

 

Le protagoniste de « Remords » est un garçon au seuil de l’adolescence, comme celui de « Humiliation », et qui s’apprête à faire l’expérience de la contradiction et du combat qui accompagnent l’entrée dans le monde adulte. « Un petit garçon bronzé dont la tête ronde se hérissait de cheveux blonds en brosse, un regard candide et solennel dans un visage où l’approche de l’adolescence faisait pousser le nez, rendait la mâchoire plus carrée, mais qui gardait encore les arrondis inachevés de l’enfance. » Le foyer du jeune David n’est pas le lieu d’un combat silencieux, comme celui de « Humiliation » ; il est parcouru « par d’innombrables petits ouragans d’amour, de colère et de réserve » mais ceux-ci sont signes de vie. Sans eux, écrit Kressmann Taylor, les enfants « se seraient sentis vides, perdus ». Le père est un doux rêveur, lecteur d’Emerson, « éternel adolescent » qui néglige les travaux de la ferme pour aller courir les routes ; la mère s’emporte et tempête, car elle a le sentiment de devoir tout faire. Mais le nuage noir qui s’étend au-dessus de David n’est pas dans son foyer ; il est à l’école, et a un nom : M. Pross, le professeur d’histoire, « ce vieux cochon sournois ».

 

M. Pross, comme le père de « Humiliation », est un être mesquin dont l’insignifiance et l’indigence se traduisent par une haine de l’autre et un besoin constant d’exercer par l’humiliation un pouvoir inique. M. Pross possède une culture limitée et humilie l’élève qui affiche une connaissance qu’il ne possède pas. Il ne tolère aucun manque de respect et prend plaisir à tourner en ridicule les patronymes ou les familles de ses élèves, usant de l’autorité de sa fonction pour donner libre cours à la petitesse de son esprit. « Sa vie était sans joies et se déroulait comme celle des gens qui l’entouraient : médiocre, cancanière, prudente mais dépourvue de satisfactions. La promesse n’avait pas été tenue, il était victime d’une tricherie de l’existence. Atteint de déception chronique, il trouvait dans l’impuissance des enfants placés sous son autorité le moyen d’exhaler son aigreur, de transmettre son amertume. » En outre, « Il n’était pas professeur par désir d’instruire ou par amour de sa discipline. Il enseignait parce que l’enseignement était un métier propre, parce que, comme il le répétait à sa femme depuis des années, dès qu’on avait son certificat et sa nomination, on était à l’abri : plus personne ne pouvait vous déloger. C’était l’emploi le plus sûr au monde. »

 

La fréquentation de ce pathétique personnage est en soi une épreuve formatrice pour l’enfant. Mais l’épreuve qui attend David est d’une autre nature. Comme le jeune garçon de « Humiliation », il va faire l’expérience d’un mal qui ne vient pas de l’extérieur mais surgit de lui-même. De même que Richard a le choix de blesser ou non, et que c’est précisément la conscience du mal qu’il fait qui explique la souffrance qu’il ressent, de même David est-il bouleversé parce que, pour répondre à un incident survenant en classe, il offre à la perfidie de M. Pross une « victime sacrificielle », usant de la même arme qu’il déteste tant chez l’adulte : l’humiliation, et en usant, comme l’enseignant, à l’encontre d’une enfant vulnérable. L’acte de David est à l’origine d’un enchaînement de circonstances dramatique qui fait prendre conscience à l’enfant du pouvoir qu’il possède, lui aussi, sur les gens, et de la responsabilité qui en découle.

 

Les différents adultes qui forment l’entourage de l’enfant illustrent tous cette problématique du pouvoir et de la responsabilité. Son père, qui n’assume pas son rôle de « pilier » de la famille ; l’employé de ferme, paresseux, dont David n’ose faire trop souvent les corvées de peur de l’encourager à plus de paresse encore, alors que son inclination naturelle le porte à aider sans arrière-pensée. La question qui se pose à David, en des termes douloureux, est celle de sa place dans le monde, qui est affaire de compétence autant que d’éthique. Le plaisir qu’il éprouve à contempler le monde, les animaux comme la nature, le rapproche de la mère de Richard dans « Humiliation » : il a conscience de la vie qui l’entoure et du fait que l’homme doit s’intégrer à ce monde. Mais la faute qu’il commet l’en rejette, avec l’implacabilité du péché originel. Son aspiration à faire partie de la nature est souillée par son acte impur : « il était maintenant atteint par l’humanité ; il était pris dans le monde de la culpabilité. »

 

Alors que la scène finale de « Humiliation » invitait l’enfant à retrouver sa place dans une nature prête à pardonner, tout à l’image de sa mère, celle de « Remords » abat sur le garçon une sentence implacable. Le soleil, qui à l’aube s’était levé sur son ordre, se couche « sans son aide ». Comme pour prendre acte de la perte irrévocable de l’innocence, que l’auteur célébrait au début de la nouvelle dans le corps bronzé et encore inachevé de l’enfant.

 

***

 

On passera plus vite sur les deux derniers textes du recueil, où l’on retrouve les mêmes thèmes, sans toutefois la même prégnance de la nature. Dans « Mélancolie », une jeune fille de seize ans enfermée dans une maison « suffocante » en compagnie de son père et de deux tantes, sommée de faire taire les élans du corps et du cœur dans l’ombre amère d’une mère enfuie ; survient un jeune homme, faux étudiant et vrai démarcheur à domicile, dont l’attitude brutalement franche fait faire à la jeune fille l’expérience du mensonge, du désir et de la honte. Dans « Solitude », c’est une insolite femme de ménage qui attire l’attention d’une femme au foyer, invitant celle-ci à une expérience qui lui fera ressentir de manière intime et cruelle l’indifférence égoïste de son mari – et des hommes en général ?

 

Plus encore peut-être que les textes réunis dans Ainsi rêvent les femmes, celles qui composent Ainsi mentent les hommes démontrent la grande sensibilité et la grande maîtrise d’un écrivain dont les textes ont pour la plupart été découverts bien tard. Leur lecture est un exercice vivement conseillé à ceux qui aiment explorer les âmes et s’aventurer au-delà des apparences trompeuses de la banalité ordinaire.

Thierry LE PEUT

 

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Published by Bloggieman - dans US littérature
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commentaires

steph 28/08/2011 21:43


Bonsoir Bloggieman. Je viens de finir la lecture de ces quatre nouvelles, en même temps que vous ! J'avais trouvé ce recueil alors que je cherchais "Ainsi rêvent les femmes". La première et la
quatrième nouvelles sont celles qui m'ont le plus émue ; et comme vous le dites quelle sensibilité dans le style. Le petit garçon, obligé quasiment, d'humilier sa mère sous ses propres yeux, pauvre
petit homme qui doit apprendre la vie...et il est facile pour nombre de femmes mariées de s'identifier à la mère...Dans la quatrième nouvelle, pendant longtemps, on ne sait que penser de cette
femme de ménage d'un autre temps, survivante d'un passé doré, amoureuse d'un imposteur, profiteur...qui la laisse mourrir de faim. Et le mari pétri dans ses certitudes, son monde étriqué...Très
beau style, il me faut maintenant poursuivre avec "Ainsi rêvent les femmes" Merci de m'avoir fait découvrir cette auteure !


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