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Mardi 6 octobre 2009 2 06 /10 /Oct /2009 19:54


DE LA DAME ECOUILLEE, fabliau du XIIIe siècle (?) Allia, 2009, 3 € Toutes des salopes On me pardonnera le titre ci-dessus : ce sont en fait les derniers mots de la préface de Claire Debru, qui présente chez l'éditeur Allia le fabliau traduit de l'ancien français. Vous lirez la préface pour mieux comprendre comment C. Debru en arrive là. Allia propose une collection de titres en petit format […]
Publié dans : FRANCE littérature
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Dimanche 4 octobre 2009 7 04 /10 /Oct /2009 21:30


THE TRUE STORY OF JESSE JAMES, par Nicholas Ray 20th Century Fox, 1957 Imprimez la vérité « Si la légende est plus belle que la vérité, imprimez la légende. » La maxime (célèbre) de L’Homme qui tua Liberty Valance résume d’une certaine manière la tension qui exista entre Nicholas Ray et les producteurs de The True Story of Jesse James. Le premier voulait restituer la légende du hors-la-loi, […]
Publié dans : US cinéma
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Dimanche 6 septembre 2009 7 06 /09 /Sep /2009 11:26


MEMOIRES DE NOS PERES, de Clint Eastwood Warner Bros. / Dreamworks, 2006 La fabrique du héros Mémoires de nos pères (en v.o. Flags of our fathers, qui met l’accent sur les drapeaux) est le premier volet d’un diptyque que vient compléter Lettres d’Iwo Jima. Les deux films prennent pour cadre l’expédition américaine de février et mars 1945 contre l’île japonaise d’Iwo Jima : le premier la conte […]
Publié dans : US cinéma
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Mercredi 12 août 2009 3 12 /08 /Août /2009 10:13

Ce texte est une synthèse d’un article paru dans Le Monde diplomatique n° 665 (août 2009). Je ne me suis pas embarrassé des « règles » académiques de la synthèse, mêlant volontiers quelques phrases directement citées de l’article à une synthèse proprement dite. Le but étant de résumer le contenu de l’article, non de proposer un exercice conforme à des règles prédéfinies. "Depuis la fin de la […]
Publié dans : Société
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Samedi 8 août 2009 6 08 /08 /Août /2009 13:51


Au sujet de la polémique suscitée par le discours de Nicolas Sarkozy au congrès de Versailles Les faits Le député-maire de Vénissieux (Rhône), André Gerin, a déposé le mercredi 17 juin 2009 une demande de création d’une commission d’enquête parlementaire sur le port du voile intégral. Le 4 juin, dans son discours du Caire, le président américain Barack Obama avait déclaré qu’il n’était pas du […]
Publié dans : Société
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Samedi 11 juillet 2009 6 11 /07 /Juil /2009 12:31


PUBLIC ENEMIES, de Michael Mann Universal, en salle depuis le 8 juin 2009 Dillinger InDepp Michael Mann et les gangsters, c’est évidemment une longue histoire. D’amour ? D’attraction ? Toujours est-il que, de Heat à Public Enemies, comme de Le Sixième Sens à Collateral ou de Crime Story à Miami Vice, Mann revient sans cesse à cet affrontement quasi mythique du « bon » et du « mauvais », l’un […]
Publié dans : US cinéma
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Vendredi 10 juillet 2009 5 10 /07 /Juil /2009 18:32


LA MEMOIRE DANS LA PEAU, de Doug Liman (2002) LA MORT DANS LA PEAU, de Paul Greengrass (2004) LA VENGEANCE DANS LA PEAU, de Paul Greengrass (2007) Universal - Kennedy/Marshall Company - Ludlum Entertainment Retour dans le passé En 1988, la télévision américaine diffuse une mini-série en deux parties titrée The Bourne Identity (en français : La Mémoire dans la peau), mettant en vedette Richard […]
Publié dans : US cinéma
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Jeudi 9 juillet 2009 4 09 /07 /Juil /2009 19:32


MON VOISIN, par Milena Agus Liana Levi "Piccolo", 2009 lire aussi la critique de Mal de pierreslire aussi la critique de Battement d'ailes Un voisin sur un mur Lorsque Milena Agus revient, après Mal de pierres et Battement d'ailes, ce n'est pas avec un nouveau roman. C'est avec Mon voisin, un texte court, une nouvelle donc, jusque dans sa fin en forme de "chute". D'ailleurs, Milena Agus joue […]
Publié dans : MONDE littératures
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Jeudi 9 juillet 2009 4 09 /07 /Juil /2009 17:06


BATTEMENT D'AILES, par Milena Agus Liana Levi, 2008 - Liana Levi "Piccolo", 2009 lire aussi la critique de Mal de pierreslire aussi la critique de Mon voisin L'insoutenable légèreté de Milena Agus Révélée par Mal de pierres, Milena Agus confirme son talent avec Battement d'ailes, plus abouti. "Et ce talent porte un nom : la liberté", écrit Martine Laval dans Télérama (la phrase est citée par […]
Publié dans : MONDE littératures
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Jeudi 9 juillet 2009 4 09 /07 /Juil /2009 08:24


CLOVERFIELD, de Matt Reeves Paramount / Bad Robot, 2008 L'Amérique assiégéeL'Amérique de J. J. Abrams (producteur de Cloverfield) est peuplée de jeunes gens promus à de hautes responsabilités avant trente ans : ainsi de l'arrogant James T. Kirk dans Star Trek XI, et de Rob Hawkins dans Cloverfield, qui avec ses cheveux artistement ébouriffés et sa barbe de plusieurs jours n'a vraiment pas […]
Publié dans : US cinéma
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Mercredi 8 juillet 2009 3 08 /07 /Juil /2009 23:55

lire la critique de Jeux de pouvoir lire la critique de Dans la vallée d'Elah Jeux de pouvoir, le film de Kevin Macdonald adapté de la mini-série britannique State of Play (2003), attire l'attention sur un phénomène qui inquiète déjà nombre d'observateurs et de députés aux Etats-Unis depuis plusieurs années : la privatisation de la guerre. Il n'est un secret pour personne que la firme Point […]
Publié dans : US société
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Mercredi 8 juillet 2009 3 08 /07 /Juil /2009 09:40


JEUX DE POUVOIR, de Kevin Macdonald Universal / Working Title, en salles depuis le 24 juin 2009 lire l'article Blackwater ou la guerre privatisée Consensuel et pertinent Alors que Russell Crowe s'est refait une silhouette pour incarner le légendaire Robin des Bois devant la caméra de Ridley Scott - qui lui offrir la gloire planétaire avec Gladiator -, l'adaptation de la mini-série britannique […]
Publié dans : US cinéma
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Dimanche 5 juillet 2009 7 05 /07 /Juil /2009 22:10


SEXY, par Joyce Carol Oates Gallimard Jeunesse, 2006 (collection Scripto) - Folio, n° 4908, 2009 Par delà les risques du métierLorsque l'on évoque "les risques du métier", c'est au film d'André Cayatte (1967) que l'on pense : Jacques Brel, instituteur dans une petite école, est victime d'une campagne de calomnie après que trois de ses élèves l'ont accusé d'"outrage aux moeurs". A la fin du […]
Publié dans : US littérature
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Mercredi 1 juillet 2009 3 01 /07 /Juil /2009 16:30


LA ROUTE, par Cormac McCarthy L'Olivier, 2008 - Seuil, "Points", 2009 Non, ce monde n'est pas pour l'hommeLa route, de Cormac McCarthy, a obtenu le Prix Pulitzer en 2007. Voilà un point de départ honorable. De quoi donner envie de lire un livre qui, comme le proclame le bandeau rouge ajouté à l'édition en poche du Seuil, affiche déjà 170 000 lecteurs au compteur. D'autant qu'on parle beaucoup […]
Publié dans : US littérature
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Mardi 30 juin 2009 2 30 /06 /Juin /2009 07:24

Parue dans Télérama n° 2974 - 13 janvier 2007 La suite de notre sélection de romans publiés en janvier. Dans une langue aride, McCarthy fait entendre la voix d’une Amérique sauvage. La rareté suffisant à créer la valeur, Cormac McCarthy est à tous points de vueun écrivain précieux. Un romancier parcimonieux qui, depuis quarante ans qu’il écrit et publie – Le Gardien du verger est paru en 1965 […]
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Wallander remet ça
Voici Kurt Wallander sept ans après sa première enquête dans Meurtriers sans visage (1991). Les traces du temps passé sont nombreuses dans les pages de ce roman : l’inspecteur évoque plusieurs des enquêtes et des événements personnels qui ont marqué sa vie et qui sont autant de renvois aux titres publiés durant ces sept années. Outre l’effet de complicité ainsi entretenu avec le lecteur fidèle, le procédé accuse le passage du temps et le vieillissement du personnage, qui s’interroge toujours sur le sens de sa vie, ses erreurs passées et ses désirs d’avenir. Si l’enquête ne cesse jamais d’occuper le devant de la scène, Mankell ne quitte jamais non plus son personnage, dont le raisonnement est constamment entremêlé avec les pensées personnelles. Wallander reste ainsi un homme ordinaire, pétri de doutes, de regrets, d’incertitudes, marqué par une solitude qui semble parfois aller de soi et qui, pourtant, n’est jamais véritablement consentie.
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Non, ce monde n'est pas pour l'homme


La route, de Cormac McCarthy, a obtenu le Prix Pulitzer en 2007. Voilà un point de départ honorable. De quoi donner envie de lire un livre qui, comme le proclame le bandeau rouge ajouté à l'édition en poche du Seuil, affiche déjà 170 000 lecteurs au compteur. D'autant qu'on parle beaucoup de McCarthy ces dernières années, à l'occasion par exemple de la sortie du film des frères Coen adaptant son roman No Country for Old Men (Non, ce pays n'est pas pour le vieil homme, titre français original aujourd'hui remplacé par le titre américain, que le film a conservé), couronné aux Oscars 2008
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Un voisin sur un mur
Lorsque Milena Agus revient, après Mal de pierres et Battement d'ailes, ce n'est pas avec un nouveau roman. C'est avec Mon voisin, un texte court, une nouvelle donc, jusque dans sa fin en forme de "chute". D'ailleurs, Milena Agus joue avec les mots, car il s'agit effectivement de "chute" à ce moment-là... Lire la suite...

A (re)voir

Le brigand bien-aimé
« Si la légende est plus belle que la vérité, imprimez la légende. »
La maxime (célèbre) de L’Homme qui tua Liberty Valance résume d’une certaine manière la tension qui exista entre Nicholas Ray et les producteurs de The True Story of Jesse James. Le premier voulait restituer la légende du hors-la-loi, très connue aux Etats-Unis, en construisant même son film autour des couplets d’une folk song chantant la vie et la mort du « brigand bien-aimé ». Les autres voulaient un film basé sur une documentation historique, plus proche du biopic. Le film que l’on peut voir aujourd’hui est le résultat de cette tension, mais plus proche de ce que souhaitaient les producteurs que du film rêvé par Ray. Lire la suite...

Un giallo anglais

Dès les premières images du film, la mise en scène impose une distance qui invite à saisir les images comme des signes précurseurs. Le montage parallèle qui suit la petite fille en rouge se promenant près d’un étang, le petit garçon à vélo et les parents occupés à l’intérieur de leur maison suscite immédiatement l’attente d’un drame, que l’on n’identifie pas forcément si l’on découvre le film sans connaissance préalable ou de son synopsis ou de l’affiche montrant Donald Sutherland tenant dans ses bras le petit corps sans vie. Le drame, en effet, peut choisir comme victime l’un ou l’autre des enfants, et l’idée peut naître que l’un d’eux sera non la victime mais l’auteur du drame. Lire la suite... 

Jeux de pouvoir
Russell Crowe est le journaliste Cal McAffrey, un vieux roublard qui, depuis des années qu'il traîne là où les choses se passent, s'est constitué son réseau d'informateurs et d'amis, notamment dans la police. Une nécessité quand on veut disposer avant tout le monde des informations qui feront les futures Unes. En l'occurrence, le crime auquel il s'intéresse n'a rien pour alimenter la première page de son journal, le Washington Globe - cousin fictionnel du Washington Post qui dénonça jadis le scandale du
Watergate, histoire contée en 1976 par Alan J. Pakula dans Les Hommes du Président -, dont l'actualité interne est celle de la presse mondiale actuelle : le rachat par un nouvel investisseur, la désaffection des lecteurs papier au profit du Net, la remise en question des reportages au long cours au profit, justement, de l'information "plug and play" des blogs et des sites d'information.  Lire la suite...

Ce n'est pas
le futur dont ma mère m'avait parlé
Alors que les trois opus de la trilogie Terminator (qu'il faudra bientôt appeler la "première trilogie") se déroulaient dans notre présent (à peu près), Terminator Renaissance déplace l'action à une période qui n'avait été explorée jusqu'ici que par des flash forward dans les précédents titres. Nous sommes en 2018, la guerre contre les machines a commencé depuis quatorze ans (au terme de Rise of the Machines, le troisième film, réalisé par Jonathan Mostow en 2003) et la configuration de la Terre a radicalement changé. Lire la suite...

J.J. Abrams revisite Star Trek
Star Trek XI est un bon film. Les personnages sont intéressants, le scénario intelligemment construit, l’action constante et la réalisation nerveuse. Les références à l’univers original sont nombreuses mais le film ne s’attache pas à rendre un hommage béat à tout ce qui l’a précédé – et que certains auraient peut-être voulu retrouver tel quel. La découverte de l’USS Enterprise en orbite au-dessus de la Terre est un moment plein d’emphase, le jeune Kirk reprend la posture de l’ancien (Shatner) dans le fauteuil de capitaine, le père de Spock (Ben Cross) n’est pas sans ressemblance avec le comédien de la série et des films (Mark Lenard), etc., mais le film impose son propre esprit et s’affranchit assez facilement de ce qui l’a précédé. D’autant plus aisément, sans doute, qu’Abrams n’a jamais, selon ses dires, été un grand fan de la franchise, qu’il a appris à connaître en travaillant sur son film. Mais au cours de ce travail (Abrams dixit, toujours), il s’est pris d’affection pour cet univers, avec lequel le film renoue donc sans trop de mal.  Lire la suite... 

La trilogie Bourne
Plus réaliste que les James Bond, la trilogie rend ses lettres de noblesse à l’action authentique, c’est-à-dire filmée en conditions réelles et non fondée sur les images de synthèse. Un style d’action qui renvoie directement aux années 1980 et plus encore au polar urbain des années 1970, au style du John Frankenheimer de The French Connection 2 (et plus tard de Ronin, en 1998) et du Peter Yates de Bullitt. On songe aussi aux cascades des Bond époque Roger Moore, Octopussy ou Dangereusement vôtre, lorsque la patte de Rémy Julienne marquait des séquences entières de poursuites en voiture dans les rues de Paris ou de la Riviera, et aux films de Belmondo comme Le marginal et Joyeuses Pâques. Tôle froissée, crissements de pneus, caoutchouc fondu sur le bitume, carcasses imbriquées les unes dans les autres, montage accéléré : la trilogie Bourne reprend toutes les recettes d’un savoir faire qui imprime à la pellicule une touche authentiquement européenne.  Lire la suite...

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