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Mercredi 10 juin 2009 3 10 /06 /Juin /2009 03:09


ECORCHE VIF, par Edmund White 10/18, domaine étranger, 2001 Fantasme attiqueEcrites à la première ou à la troisième personne, les nouvelles contenues dans Ecorché Vif ont été écrites dans les années 1980 ou 90. Entre l'adolescent qui vit sa "première expérience" sexuelle au Mexique, avec un pianiste de bar, le garçon qui fantasme sur son copain pendant une excursion en canoë et camping, le […]
Publié dans : US littérature
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Mercredi 10 juin 2009 3 10 /06 /Juin /2009 03:01

Dans l'abîmeIl entrait dans un livre comme on plonge dans un gouffre. Les premières années, lorsqu'en quittant la maison son père l'autorisait à rester de longues heures dans la bibliothèque, il marchait le long des rayonnages avec le sentiment d'un archéologue parcourant des doigts les empreintes profondes ou légères laissées sur la pierre d'un temple où l'on ne pénétrait que sur invitation. […]
Publié dans : Ecriture
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Mercredi 10 juin 2009 3 10 /06 /Juin /2009 02:50


TOUT A L'EGO, par Tonino Benacquista Folio, Gallimard, 2001 L'ego et les couleurs Quelques nouvelles réunies dans Tout à l'ego. On appelle ça une lecture intéressante. La première nouvelle s'intitule "La boîte noire" et commence par une idée insolite : un homme se réveille d'un coma de plusieurs heures, sans souvenir de ce qui l'a amené là, et discute avec son infirmière, qui lui remet […]
Publié dans : MONDE littératures
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Mercredi 10 juin 2009 3 10 /06 /Juin /2009 02:36


L'ADO PERDU, par Dave Pelzer J'ai Lu, 2004 Comment s'en sortirL'enseignant qui voit passer dans sa classe, chaque jour, des enfants dont il connaît parfois la situation familiale difficile (parent décédé, parents séparés et en guerre, enfant malmené voire maltraité, ou placé en famille d'accueil, etc., toutes situations hélas très "ordinaires"...) ou dont il constate l'état de doute, de […]
Publié dans : US littérature
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Mercredi 10 juin 2009 3 10 /06 /Juin /2009 02:26

4. Mr. T, J.R. et les cours d'anglaisJe me souviens qu'un jour, lors d'un cours de dessin (on ne disait pas encore "arts plastiques", je crois, de même qu'on n'insistait pas pour appeler le sport "EPS" - c'était l'époque où la Technologie s'appelait encore "EMT" et les SVT "biologie"), j'avais dessiné Mister T, l'un des héros de la série Agence Tous Risques (c'était donc après l'été 1984, qui […]
Publié dans : Ecriture
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Mercredi 10 juin 2009 3 10 /06 /Juin /2009 02:13

3. L'enfant dans la lucarne.N'importe qui, me voyant assis des jours entiers devant cet écran en noir et blanc, qui ne trouva la couleur qu'en 1984, lorsque le premier poste eut cessé de rassembler ses innombrables signaux en une image composée et cohérente, m'eût trouvé pathétique et curieux ; il me reste même un souvenir qui démontre encore aujourd'hui combien j'étais soumis à une addiction […]
Publié dans : Ecriture
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Mercredi 10 juin 2009 3 10 /06 /Juin /2009 02:04

2. Un dimanche chez mamie.Mes visites à ma grand-mère prirent dès lors la forme de pélerinages égoïstes (égotistes ? égocentrés ?) à la Mecque des images, seul endroit, puisque mes parents ne possédaient pas la télévision, où je pusse trouver l'équivalent d'une religion qui ne représentait pas grand chose pour moi, en dehors des messes dominicales auxquelles assistait immanquablement ma mère […]
Publié dans : Ecriture
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Mercredi 10 juin 2009 3 10 /06 /Juin /2009 01:51

1. Elle arrive !La télévision est arrivée en 1976 dans la cuisine-salle à manger de ma grand-mère, qui habitait une maison de pierre au sol jadis de terre battue, juste en face de la maison que mes parents avaient fait construire dans le champ adjacent. 1976 est du moins la date dont je me souviens, mais que le souci d'exactitude devrait me pousser à vérifier si j'avais d'aventure […]
Publié dans : Ecriture
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Mercredi 10 juin 2009 3 10 /06 /Juin /2009 01:18


STAR TREK (XI) : LE FUTUR EST EN MARCHE, de J.J. Abrams scénario de Roberto Orci & Alex Kurtzman Paramount, en salle depuis le 6 mai 2009 Retour en force Après l’échec relatif des films Star Trek Insurrection (1998) et Nemesis (2002) et de la série Enterprise (2001-2005), Paramount décida de laisser reposer la franchise Star Trek, ne produisant aucun nouveau long-métrage ni aucune déclinaison […]
Publié dans : US cinéma
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Mercredi 10 juin 2009 3 10 /06 /Juin /2009 00:48


ARRET SUR SERIES 33 printemps 2009, 72 p. tout en noir et blanc (en dépit de l'image ci-contre) D'Albator à Thierry, les héros contre-attaquent !La livraison printanière de la revue "qui explore l'univers des séries télé" est arrivée juste à temps pour voir mourir le printemps. Les amateurs de séries anciennes y trouveront leur compte puisque le dossier principal est consacré à Thierry la […]

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Mercredi 10 juin 2009 3 10 /06 /Juin /2009 00:31


ACTES IMPURS, suivi de AMADO MIO, par Pier Paolo Pasolini Folio, Gallimard, 2003 Prose limpide pour sujet vénéneuxPasolini, le cinéaste, a d'abord été enseignant et poète. Avant de mourir, comme tout le monde ; assassiné. Non que tout le monde soit assassiné, encore que : la vie nous assassine tous un jour, la charogne... Toujours est-il que s'il a paraît-il écrit des bouquins pas faciles […]
Publié dans : MONDE littératures
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Mercredi 10 juin 2009 3 10 /06 /Juin /2009 00:06


LE SOLEIL EST AVEUGLE, par Curzio Malaparte Folio, Gallimard, 1987 (notes de lecture, échauffées, publiées en un autre temps, sur un autre blog) ... et la guerre est folieEn lisant Malaparte, en lisant ces pages pleines de bruit et de fureur (expression cliché empruntée à un autre), ces pages rouges du sang des soldats explosés avec les obus français dans les Alpes indifférentes, le Mont […]
Publié dans : MONDE littératures
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Mardi 9 juin 2009 2 09 /06 /Juin /2009 23:44


LE MOINS QUE RIEN, par Dave Pelzer J'ai Lu, 2004 Rien n'est plus terrible que la réalitéVoici le récit terrifiant d'une enfance heureuse qui bascule du jour au lendemain dans la maltraitance. On peut trouver ce récit invraisemblable. Il n'en est que plus bouleversant si l'on parvient à admettre l'inadmissible : qu'une telle chose soit possible. Car, d'après les informations ajoutées en fin de […]
Publié dans : US littérature
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Mardi 9 juin 2009 2 09 /06 /Juin /2009 23:25


NEIGE, par Maxence Fermine Points, Seuil, 2000 Pages blanches"Yuko Akita avait deux passions. Le haïku. Et la neige. Le haïku est un genre littéraire japonais. Il s'agit d'un court poème composé de trois vers et de dix-sept syllabes. Pas une de plus." Ainsi commence Neige, le roman de Maxence Fermine, son premier livre (il en a publié d'autres depuis). Neige est un beau livre. Un de ces […]
Publié dans : FRANCE littérature
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Mardi 9 juin 2009 2 09 /06 /Juin /2009 23:03


LE DERNIER MOUSSE, par Francisco Coloane Points, Seuil, P481 Simple comme un conteVous ne connaissez pas Coloane ? Eh bien moi non plus, jusqu'à ce que je me laisse tenter par un petit livre intitulé Le dernier mousse. Les livres de Coloane sont d'ailleurs en général courts : on lira ainsi (moi, je ne l'ai pas encore fait) aussi rapidement Tierra Del Fuego. Francisco Coloane est une sorte de […]
Publié dans : MONDE littératures
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Wallander remet ça
Voici Kurt Wallander sept ans après sa première enquête dans Meurtriers sans visage (1991). Les traces du temps passé sont nombreuses dans les pages de ce roman : l’inspecteur évoque plusieurs des enquêtes et des événements personnels qui ont marqué sa vie et qui sont autant de renvois aux titres publiés durant ces sept années. Outre l’effet de complicité ainsi entretenu avec le lecteur fidèle, le procédé accuse le passage du temps et le vieillissement du personnage, qui s’interroge toujours sur le sens de sa vie, ses erreurs passées et ses désirs d’avenir. Si l’enquête ne cesse jamais d’occuper le devant de la scène, Mankell ne quitte jamais non plus son personnage, dont le raisonnement est constamment entremêlé avec les pensées personnelles. Wallander reste ainsi un homme ordinaire, pétri de doutes, de regrets, d’incertitudes, marqué par une solitude qui semble parfois aller de soi et qui, pourtant, n’est jamais véritablement consentie.
  Lire la suite...


Non, ce monde n'est pas pour l'homme


La route, de Cormac McCarthy, a obtenu le Prix Pulitzer en 2007. Voilà un point de départ honorable. De quoi donner envie de lire un livre qui, comme le proclame le bandeau rouge ajouté à l'édition en poche du Seuil, affiche déjà 170 000 lecteurs au compteur. D'autant qu'on parle beaucoup de McCarthy ces dernières années, à l'occasion par exemple de la sortie du film des frères Coen adaptant son roman No Country for Old Men (Non, ce pays n'est pas pour le vieil homme, titre français original aujourd'hui remplacé par le titre américain, que le film a conservé), couronné aux Oscars 2008
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Un voisin sur un mur
Lorsque Milena Agus revient, après Mal de pierres et Battement d'ailes, ce n'est pas avec un nouveau roman. C'est avec Mon voisin, un texte court, une nouvelle donc, jusque dans sa fin en forme de "chute". D'ailleurs, Milena Agus joue avec les mots, car il s'agit effectivement de "chute" à ce moment-là... Lire la suite...

A (re)voir

Le brigand bien-aimé
« Si la légende est plus belle que la vérité, imprimez la légende. »
La maxime (célèbre) de L’Homme qui tua Liberty Valance résume d’une certaine manière la tension qui exista entre Nicholas Ray et les producteurs de The True Story of Jesse James. Le premier voulait restituer la légende du hors-la-loi, très connue aux Etats-Unis, en construisant même son film autour des couplets d’une folk song chantant la vie et la mort du « brigand bien-aimé ». Les autres voulaient un film basé sur une documentation historique, plus proche du biopic. Le film que l’on peut voir aujourd’hui est le résultat de cette tension, mais plus proche de ce que souhaitaient les producteurs que du film rêvé par Ray. Lire la suite...

Un giallo anglais

Dès les premières images du film, la mise en scène impose une distance qui invite à saisir les images comme des signes précurseurs. Le montage parallèle qui suit la petite fille en rouge se promenant près d’un étang, le petit garçon à vélo et les parents occupés à l’intérieur de leur maison suscite immédiatement l’attente d’un drame, que l’on n’identifie pas forcément si l’on découvre le film sans connaissance préalable ou de son synopsis ou de l’affiche montrant Donald Sutherland tenant dans ses bras le petit corps sans vie. Le drame, en effet, peut choisir comme victime l’un ou l’autre des enfants, et l’idée peut naître que l’un d’eux sera non la victime mais l’auteur du drame. Lire la suite... 

Jeux de pouvoir
Russell Crowe est le journaliste Cal McAffrey, un vieux roublard qui, depuis des années qu'il traîne là où les choses se passent, s'est constitué son réseau d'informateurs et d'amis, notamment dans la police. Une nécessité quand on veut disposer avant tout le monde des informations qui feront les futures Unes. En l'occurrence, le crime auquel il s'intéresse n'a rien pour alimenter la première page de son journal, le Washington Globe - cousin fictionnel du Washington Post qui dénonça jadis le scandale du
Watergate, histoire contée en 1976 par Alan J. Pakula dans Les Hommes du Président -, dont l'actualité interne est celle de la presse mondiale actuelle : le rachat par un nouvel investisseur, la désaffection des lecteurs papier au profit du Net, la remise en question des reportages au long cours au profit, justement, de l'information "plug and play" des blogs et des sites d'information.  Lire la suite...

Ce n'est pas
le futur dont ma mère m'avait parlé
Alors que les trois opus de la trilogie Terminator (qu'il faudra bientôt appeler la "première trilogie") se déroulaient dans notre présent (à peu près), Terminator Renaissance déplace l'action à une période qui n'avait été explorée jusqu'ici que par des flash forward dans les précédents titres. Nous sommes en 2018, la guerre contre les machines a commencé depuis quatorze ans (au terme de Rise of the Machines, le troisième film, réalisé par Jonathan Mostow en 2003) et la configuration de la Terre a radicalement changé. Lire la suite...

J.J. Abrams revisite Star Trek
Star Trek XI est un bon film. Les personnages sont intéressants, le scénario intelligemment construit, l’action constante et la réalisation nerveuse. Les références à l’univers original sont nombreuses mais le film ne s’attache pas à rendre un hommage béat à tout ce qui l’a précédé – et que certains auraient peut-être voulu retrouver tel quel. La découverte de l’USS Enterprise en orbite au-dessus de la Terre est un moment plein d’emphase, le jeune Kirk reprend la posture de l’ancien (Shatner) dans le fauteuil de capitaine, le père de Spock (Ben Cross) n’est pas sans ressemblance avec le comédien de la série et des films (Mark Lenard), etc., mais le film impose son propre esprit et s’affranchit assez facilement de ce qui l’a précédé. D’autant plus aisément, sans doute, qu’Abrams n’a jamais, selon ses dires, été un grand fan de la franchise, qu’il a appris à connaître en travaillant sur son film. Mais au cours de ce travail (Abrams dixit, toujours), il s’est pris d’affection pour cet univers, avec lequel le film renoue donc sans trop de mal.  Lire la suite... 

La trilogie Bourne
Plus réaliste que les James Bond, la trilogie rend ses lettres de noblesse à l’action authentique, c’est-à-dire filmée en conditions réelles et non fondée sur les images de synthèse. Un style d’action qui renvoie directement aux années 1980 et plus encore au polar urbain des années 1970, au style du John Frankenheimer de The French Connection 2 (et plus tard de Ronin, en 1998) et du Peter Yates de Bullitt. On songe aussi aux cascades des Bond époque Roger Moore, Octopussy ou Dangereusement vôtre, lorsque la patte de Rémy Julienne marquait des séquences entières de poursuites en voiture dans les rues de Paris ou de la Riviera, et aux films de Belmondo comme Le marginal et Joyeuses Pâques. Tôle froissée, crissements de pneus, caoutchouc fondu sur le bitume, carcasses imbriquées les unes dans les autres, montage accéléré : la trilogie Bourne reprend toutes les recettes d’un savoir faire qui imprime à la pellicule une touche authentiquement européenne.  Lire la suite...

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