|
EN TERRE AMERICAINE TERRA AMERICANA |
| Littérature |
| Cinéma |
| Société |
|
EN LANGUE FRANCAISE |
| Littérature |
| Cinéma |
| CULTURES DU MONDE |
| Littératures |
| Cinémas |
Wallander remet ça
Voici Kurt Wallander sept ans après sa première enquête dans Meurtriers sans visage (1991). Les
traces du temps passé sont nombreuses dans les pages de ce roman : l’inspecteur évoque plusieurs des enquêtes et des événements personnels qui ont marqué sa vie et qui sont autant de renvois
aux titres publiés durant ces sept années. Outre l’effet de complicité ainsi entretenu avec le lecteur fidèle, le procédé accuse le passage du temps et le vieillissement du personnage, qui
s’interroge toujours sur le sens de sa vie, ses erreurs passées et ses désirs d’avenir. Si l’enquête ne cesse jamais d’occuper le devant de la scène, Mankell ne quitte jamais non plus son
personnage, dont le raisonnement est constamment entremêlé avec les pensées personnelles. Wallander reste ainsi un homme ordinaire, pétri de doutes, de regrets, d’incertitudes, marqué par une
solitude qui semble parfois aller de soi et qui, pourtant, n’est jamais véritablement consentie. Lire la suite...
Non, ce monde n'est pas pour l'homme

La route, de Cormac McCarthy, a obtenu le Prix Pulitzer en 2007. Voilà un point de départ
honorable. De quoi donner envie de lire un livre qui, comme le proclame le bandeau rouge ajouté à l'édition en poche du Seuil, affiche déjà 170 000 lecteurs au compteur. D'autant qu'on parle
beaucoup de McCarthy ces dernières années, à l'occasion par exemple de la sortie du film des frères Coen adaptant son roman No Country for Old Men (Non, ce pays n'est pas pour le
vieil homme, titre français original aujourd'hui remplacé par le titre américain, que le film a conservé), couronné aux Oscars 2008. Lire la
suite...
Un voisin sur un mur
Lorsque Milena Agus revient, après Mal de pierres et Battement
d'ailes, ce n'est pas avec un nouveau roman. C'est avec Mon voisin, un texte court, une nouvelle donc,
jusque dans sa fin en forme de "chute". D'ailleurs, Milena Agus joue avec les mots, car il s'agit effectivement de "chute" à ce moment-là... Lire la suite...
Le brigand bien-aimé
« Si la légende est plus belle que la vérité, imprimez la légende. » La maxime (célèbre) de L’Homme qui tua Liberty Valance résume d’une certaine manière la tension qui exista entre Nicholas Ray et les producteurs de The True
Story of Jesse James. Le premier voulait restituer la légende du hors-la-loi, très connue aux Etats-Unis, en construisant même son film autour des couplets d’une folk song chantant
la vie et la mort du « brigand bien-aimé ». Les autres voulaient un film basé sur une documentation historique, plus proche du biopic. Le film que l’on peut voir aujourd’hui
est le résultat de cette tension, mais plus proche de ce que souhaitaient les producteurs que du film rêvé par Ray. Lire la suite...
Un giallo anglais
Dès les premières images
du film, la mise en scène impose une distance qui invite à saisir les images comme des signes précurseurs. Le montage parallèle qui suit la petite fille en rouge se promenant près d’un étang, le
petit garçon à vélo et les parents occupés à l’intérieur de leur maison suscite immédiatement l’attente d’un drame, que l’on n’identifie pas forcément si l’on découvre le film sans connaissance
préalable ou de son synopsis ou de l’affiche montrant Donald Sutherland tenant dans ses bras le petit corps sans vie. Le drame, en effet, peut choisir comme victime l’un ou l’autre des enfants,
et l’idée peut naître que l’un d’eux sera non la victime mais l’auteur du drame. Lire la suite...
Jeux de pouvoir
Russell Crowe est le journaliste Cal McAffrey, un vieux roublard qui, depuis des années
qu'il traîne là où les choses se passent, s'est constitué son réseau d'informateurs et d'amis, notamment dans la police. Une nécessité quand on veut disposer avant tout le monde des informations
qui feront les futures Unes. En l'occurrence, le crime auquel il s'intéresse n'a rien pour alimenter la première page de son journal, le Washington Globe - cousin fictionnel du
Washington Post qui dénonça jadis le scandale du Watergate, histoire contée en 1976 par Alan J. Pakula dans Les Hommes du Président -, dont
l'actualité interne est celle de la presse mondiale actuelle : le rachat par un nouvel investisseur, la désaffection des lecteurs papier au profit du Net, la remise en question des reportages au
long cours au profit, justement, de l'information "plug and play" des blogs et des sites d'information. Lire la suite...
Ce n'est pas
le futur dont ma mère m'avait
parlé
Alors que les trois opus de la trilogie Terminator (qu'il
faudra bientôt appeler la "première trilogie") se déroulaient dans notre présent (à peu près), Terminator Renaissance déplace l'action à une période qui n'avait été explorée jusqu'ici
que par des flash forward dans les précédents titres. Nous sommes en 2018, la guerre contre les machines a commencé depuis quatorze ans (au terme de Rise of the
Machines, le troisième film, réalisé par Jonathan Mostow en 2003) et la configuration de la Terre a radicalement changé. Lire la
suite...
J.J. Abrams revisite Star Trek
Star Trek XI est un bon film. Les personnages sont intéressants, le
scénario intelligemment construit, l’action constante et la réalisation nerveuse. Les références à l’univers original sont nombreuses mais le film ne s’attache pas à rendre un hommage béat à tout
ce qui l’a précédé – et que certains auraient peut-être voulu retrouver tel quel. La découverte de l’USS Enterprise en orbite au-dessus de la Terre est un moment plein d’emphase, le jeune Kirk
reprend la posture de l’ancien (Shatner) dans le fauteuil de capitaine, le père de Spock (Ben Cross) n’est pas sans ressemblance avec le comédien de la série et des films (Mark Lenard), etc.,
mais le film impose son propre esprit et s’affranchit assez facilement de ce qui l’a précédé. D’autant plus aisément, sans doute, qu’Abrams n’a jamais, selon ses dires, été un grand fan de la
franchise, qu’il a appris à connaître en travaillant sur son film. Mais au cours de ce travail (Abrams dixit, toujours), il s’est pris d’affection pour cet univers, avec lequel le film renoue
donc sans trop de mal. Lire la suite...
La trilogie Bourne
Plus réaliste que
les James Bond, la trilogie rend ses lettres de noblesse à l’action authentique, c’est-à-dire filmée en conditions réelles et non fondée sur les images de synthèse. Un style d’action qui
renvoie directement aux années 1980 et plus encore au polar urbain des années 1970, au style du John Frankenheimer de The French Connection 2 (et plus tard de
Ronin, en 1998) et du Peter Yates de Bullitt. On songe aussi aux cascades des Bond époque Roger Moore, Octopussy ou Dangereusement
vôtre, lorsque la patte de Rémy Julienne marquait des séquences entières de poursuites en voiture dans les rues de Paris ou de la Riviera, et aux films de Belmondo comme Le
marginal et Joyeuses Pâques. Tôle froissée, crissements de pneus, caoutchouc fondu sur le bitume, carcasses imbriquées les unes dans les autres, montage
accéléré : la trilogie Bourne reprend toutes les recettes d’un savoir faire qui imprime à la pellicule une touche authentiquement européenne. Lire la suite...
Cinéma :
Mort ou
vif
28 jours / 28 semaines plus tard
Le Cercle noir
Trois enterrements
John Rambo
Rocky Balboa
Vera Cruz
Fureur apache
Le sorcier du Rio Grande
La
maison des otages
Le Faucon maltais
The Asphalt Jungle (Quand la ville dort)
Invictus
Le concert
Le ruban blanc
Littérature :
Terre et
cendres
Les Catilinaires
Le nez à la fenêtre
Des nouvelles de Raymond Chandler (bis)
Des nouvelles de Raymond Chandler
De la dame écouillée,
Un crime parfait,
La Muraille
invisible,
Le dernier des
fous
Derniers Commentaires