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Dimanche 9 octobre 2011 7 09 /10 /Oct /2011 17:59

THESEE REVENU DES ENFERS, par Hector Hugo Nathan, collection "Histoires noires de la mythologie", 2008 Prologue Quatorze adolescents athéniens arrivent en Crète. Ils sont venus pour mourir. Ils repartiront pourtant, pour vivre. Ce sont les sept jeunes gens et les sept jeunes filles qu’Athènes envoie en Crète, au roi Minos, tous les neuf ans, pour payer un sanglant tribut. Ce sont les quatorze […]
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Dimanche 28 août 2011 7 28 /08 /Août /2011 12:08


AINSI MENTENT LES HOMMES, de Kressmann Taylor 1953, 1956, 2000 – Autrement, 2004 – Livre de Poche, 2006 Lire aussi la chronique de Ainsi rêvent les femmes Par delà les apparences trompeuses de la banalité Publiées en 1953 et 1956, voire 2000 pour l’une d’entre elles (« Mélancolie »), les nouvelles présentées dans ce recueil témoignent de la sensibilité de Kressmann Taylor et de sa capacité à […]
Publié dans : US littérature
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Samedi 27 août 2011 6 27 /08 /Août /2011 14:29

DANS LA NEIGE, de Stefan Zweig 1900 – Belfond, 1992 – Livre de Poche, « La Pochothèque », 1995 Un diptyque pathétique de la peur et de la soumission En 1900, Stefan Zweig n’a pas encore vingt ans. Ses premiers textes publiés ont été des poèmes. Quelques récits, pourtant, connaissent aussi la publication dans des revues. Dans la neige est l’un de ceux-là. Il s'agit d'une courte nouvelle, de […]
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Samedi 27 août 2011 6 27 /08 /Août /2011 10:57


LA COLLINE DES POTENCES, de Dorothy M.Johnson 1951, 1954, 1955, 1956, 1957 - Editions Joelle Losfeld, 1989 - 10/18, 1993 La sensibilité de Dorothy Johnson N’ayant pas lu beaucoup d’histoires de l’Ouest, de ces histoires qui paraissaient aux Etats-Unis dans des magazines avant d’avoir l’honneur d’une publication en livre, il m’est difficile de juger la qualité des écrits de Dorothy M. Johnson […]
Publié dans : US littérature
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Vendredi 12 août 2011 5 12 /08 /Août /2011 14:58


LE SERPENT A PLUMES, recueil de textes courts Le Serpent à Plumes, 1990 (édition originale) – 1993 (réédition en format de poche) Rééditée au format de poche, la revue Le Serpent à Plumes proposait des nouvelles d’écrivains du monde entier, dans des numéros parfois thématiques. Le n°7 est consacré à l’Amérique du Nord – bien qu’on y trouve une nouvelle française, une cubaine et une espagnole […]
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Vendredi 12 août 2011 5 12 /08 /Août /2011 14:56


JE VEUX DEVENIR MOINE ZEN !, par Miura Kiyohiro 1988 – Picquier, 2002 – Picquier Poche, 2005 Récit du renoncement Ce roman « largement autobiographique » (la quatrième de couverture le dit) a reçu le prix Akutagawa au Japon après sa publication en 1988. Il raconte le parcours difficile de la famille de Ryôta après que ce jeune garçon a décidé de devenir moine zen. Si tout commence sur le mode […]
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Mardi 9 août 2011 2 09 /08 /Août /2011 16:32


ON DIRAIT VRAIMENT LE PARADIS, par John Cheever 1982 – Gallimard, 2009 – Folio, 2010 Portrait au vitriol de l’époque contemporaine Dernier roman de John Cheever, On dirait vraiment le paradis peut laisser attendre une histoire d’homme engagé pour la préservation de la nature : il y est question d’un étang devenu dépotoir et de collusion entre administration et mafia, et d’un homme qui décide […]
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Mardi 9 août 2011 2 09 /08 /Août /2011 14:33


DE MA PRISON, par Taslima Nasreen Philippe Rey, 2007 - Points, mars 2010 L'échec de la démocratie De novembre 2007 à mars 2008, Taslima Nasreen, écrivain d’origine bengalie, est « assignée à résidence » par le gouvernement indien. D’abord assignée dans son appartement du Kolkata, au Bengale-Occidental (l’une des provinces d’Inde), elle est ensuite déplacée dans une chambre de Delhi, où elle […]
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Lundi 8 août 2011 1 08 /08 /Août /2011 18:09


LES DERNIERS JOURS DE STEFAN ZWEIG, par Laurent Seksik Flammarion, 2010 - J'Ai Lu, 2011 Un livre d'ombre et de lumière Il n’est pas besoin de connaître les écrits de Stefan Zweig, ni sa vie, pour participer à l’expérience littéraire que nous propose Laurent Seksik, médecin et écrivain. Le roman en effet fournit à son lecteur les informations nécessaires pour comprendre rapidement les tenants […]
Publié dans : FRANCE littérature
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Jeudi 4 août 2011 4 04 /08 /Août /2011 22:12


LE REGARD DE L'INDE, par V. S. Naipaul Grasset Différents regards, différentes visions Tournons autour du livre. Le regard de l’Inde peut se révéler une traduction trompeuse du titre original, Looking and not seeing : the Indian way. Avec Le regard de l’Inde, on attend une « vision », un point de vue qui puisse être celui de l’Inde. Sur elle-même, sur le monde, peu importe : l’Inde, en tout […]
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Jeudi 4 août 2011 4 04 /08 /Août /2011 21:49


LE COLOSSE DE MAROUSSI, par Henry Miller Buchet-Chastel L'expérience de la lumière A son retour à New York, après son voyage en Grèce, Henry Miller s’attaqua à la rédaction du récit de ce voyage. La Grèce, écrit-il, fut pour lui une Révélation. Non pas seulement, et prosaïquement, la révélation des lieux visités en Grèce, mais surtout une révélation personnelle ; la révélation de ce que c’est […]
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Jeudi 4 août 2011 4 04 /08 /Août /2011 21:45


LES SAISONS DE GIACOMO, par Mario Rigoni Stern Un témoignage qui plaide pour le droit à vivre Dans le premier chapitre, le narrateur retourne dans un hameau où il vécut une partie de son enfance. C’était le hameau où vivait son ami Giacomo ; un hameau qui a résisté à plusieurs guerres et qui, s’il est désormais abandonné, se dresse toujours, à l’état de ruines, au milieu du plateau italien. […]
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Jeudi 4 août 2011 4 04 /08 /Août /2011 21:40


L'OEUF ET LE ROC, par Franck Varjac La Différence, 2003 Coitus interruptus L’agneau chaste, premier roman de Franck Varjac, publié en 2000, avait le courage d’un premier sujet risqué et l’ingénuité d’une version censurée de La boum. On y était happé par la fluidité d’un récit faisant la part belle à la subjectivité d’un adolescent de treize ans emporté par un amour interdit. Mais on y […]
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Lundi 25 juillet 2011 1 25 /07 /Juil /2011 16:07


DIX HEURES ET DEMIE DU SOIR EN ETE, par Marguerite Duras Gallimard, 1960 Enivrant et fascinant Dans une petite ville d’Espagne où des touristes sont bloqués par l’orage, un meurtre a été commis. Maria, son mari Pierre, leur fille Judith, leur amie Claire sont parmi les touristes. Ils doivent se rendre à Madrid, mais l’orage les force à attendre le lendemain. Ils auront le temps, sans doute, […]
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Lundi 25 juillet 2011 1 25 /07 /Juil /2011 11:40


L'AGNEAU CHASTE, par Franck Varjac Minos - La Différence, 2000 Un sujet délicat traité avec justesse « Accueilli par le silence d’une presse tétanisée par le sujet », prévient la quatrième de couverture, le premier roman de Franck Varjac fut tout de même chroniqué par Josyane Savigneau pour Le Monde : « Il fallait sans doute du courage pour choisir comme sujet d’un premier roman une histoire […]
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Wallander remet ça
Voici Kurt Wallander sept ans après sa première enquête dans Meurtriers sans visage (1991). Les traces du temps passé sont nombreuses dans les pages de ce roman : l’inspecteur évoque plusieurs des enquêtes et des événements personnels qui ont marqué sa vie et qui sont autant de renvois aux titres publiés durant ces sept années. Outre l’effet de complicité ainsi entretenu avec le lecteur fidèle, le procédé accuse le passage du temps et le vieillissement du personnage, qui s’interroge toujours sur le sens de sa vie, ses erreurs passées et ses désirs d’avenir. Si l’enquête ne cesse jamais d’occuper le devant de la scène, Mankell ne quitte jamais non plus son personnage, dont le raisonnement est constamment entremêlé avec les pensées personnelles. Wallander reste ainsi un homme ordinaire, pétri de doutes, de regrets, d’incertitudes, marqué par une solitude qui semble parfois aller de soi et qui, pourtant, n’est jamais véritablement consentie.
  Lire la suite...


Non, ce monde n'est pas pour l'homme


La route, de Cormac McCarthy, a obtenu le Prix Pulitzer en 2007. Voilà un point de départ honorable. De quoi donner envie de lire un livre qui, comme le proclame le bandeau rouge ajouté à l'édition en poche du Seuil, affiche déjà 170 000 lecteurs au compteur. D'autant qu'on parle beaucoup de McCarthy ces dernières années, à l'occasion par exemple de la sortie du film des frères Coen adaptant son roman No Country for Old Men (Non, ce pays n'est pas pour le vieil homme, titre français original aujourd'hui remplacé par le titre américain, que le film a conservé), couronné aux Oscars 2008
Lire la suite...

Un voisin sur un mur
Lorsque Milena Agus revient, après Mal de pierres et Battement d'ailes, ce n'est pas avec un nouveau roman. C'est avec Mon voisin, un texte court, une nouvelle donc, jusque dans sa fin en forme de "chute". D'ailleurs, Milena Agus joue avec les mots, car il s'agit effectivement de "chute" à ce moment-là... Lire la suite...

A (re)voir

Le brigand bien-aimé
« Si la légende est plus belle que la vérité, imprimez la légende. »
La maxime (célèbre) de L’Homme qui tua Liberty Valance résume d’une certaine manière la tension qui exista entre Nicholas Ray et les producteurs de The True Story of Jesse James. Le premier voulait restituer la légende du hors-la-loi, très connue aux Etats-Unis, en construisant même son film autour des couplets d’une folk song chantant la vie et la mort du « brigand bien-aimé ». Les autres voulaient un film basé sur une documentation historique, plus proche du biopic. Le film que l’on peut voir aujourd’hui est le résultat de cette tension, mais plus proche de ce que souhaitaient les producteurs que du film rêvé par Ray. Lire la suite...

Un giallo anglais

Dès les premières images du film, la mise en scène impose une distance qui invite à saisir les images comme des signes précurseurs. Le montage parallèle qui suit la petite fille en rouge se promenant près d’un étang, le petit garçon à vélo et les parents occupés à l’intérieur de leur maison suscite immédiatement l’attente d’un drame, que l’on n’identifie pas forcément si l’on découvre le film sans connaissance préalable ou de son synopsis ou de l’affiche montrant Donald Sutherland tenant dans ses bras le petit corps sans vie. Le drame, en effet, peut choisir comme victime l’un ou l’autre des enfants, et l’idée peut naître que l’un d’eux sera non la victime mais l’auteur du drame. Lire la suite... 

Jeux de pouvoir
Russell Crowe est le journaliste Cal McAffrey, un vieux roublard qui, depuis des années qu'il traîne là où les choses se passent, s'est constitué son réseau d'informateurs et d'amis, notamment dans la police. Une nécessité quand on veut disposer avant tout le monde des informations qui feront les futures Unes. En l'occurrence, le crime auquel il s'intéresse n'a rien pour alimenter la première page de son journal, le Washington Globe - cousin fictionnel du Washington Post qui dénonça jadis le scandale du
Watergate, histoire contée en 1976 par Alan J. Pakula dans Les Hommes du Président -, dont l'actualité interne est celle de la presse mondiale actuelle : le rachat par un nouvel investisseur, la désaffection des lecteurs papier au profit du Net, la remise en question des reportages au long cours au profit, justement, de l'information "plug and play" des blogs et des sites d'information.  Lire la suite...

Ce n'est pas
le futur dont ma mère m'avait parlé
Alors que les trois opus de la trilogie Terminator (qu'il faudra bientôt appeler la "première trilogie") se déroulaient dans notre présent (à peu près), Terminator Renaissance déplace l'action à une période qui n'avait été explorée jusqu'ici que par des flash forward dans les précédents titres. Nous sommes en 2018, la guerre contre les machines a commencé depuis quatorze ans (au terme de Rise of the Machines, le troisième film, réalisé par Jonathan Mostow en 2003) et la configuration de la Terre a radicalement changé. Lire la suite...

J.J. Abrams revisite Star Trek
Star Trek XI est un bon film. Les personnages sont intéressants, le scénario intelligemment construit, l’action constante et la réalisation nerveuse. Les références à l’univers original sont nombreuses mais le film ne s’attache pas à rendre un hommage béat à tout ce qui l’a précédé – et que certains auraient peut-être voulu retrouver tel quel. La découverte de l’USS Enterprise en orbite au-dessus de la Terre est un moment plein d’emphase, le jeune Kirk reprend la posture de l’ancien (Shatner) dans le fauteuil de capitaine, le père de Spock (Ben Cross) n’est pas sans ressemblance avec le comédien de la série et des films (Mark Lenard), etc., mais le film impose son propre esprit et s’affranchit assez facilement de ce qui l’a précédé. D’autant plus aisément, sans doute, qu’Abrams n’a jamais, selon ses dires, été un grand fan de la franchise, qu’il a appris à connaître en travaillant sur son film. Mais au cours de ce travail (Abrams dixit, toujours), il s’est pris d’affection pour cet univers, avec lequel le film renoue donc sans trop de mal.  Lire la suite... 

La trilogie Bourne
Plus réaliste que les James Bond, la trilogie rend ses lettres de noblesse à l’action authentique, c’est-à-dire filmée en conditions réelles et non fondée sur les images de synthèse. Un style d’action qui renvoie directement aux années 1980 et plus encore au polar urbain des années 1970, au style du John Frankenheimer de The French Connection 2 (et plus tard de Ronin, en 1998) et du Peter Yates de Bullitt. On songe aussi aux cascades des Bond époque Roger Moore, Octopussy ou Dangereusement vôtre, lorsque la patte de Rémy Julienne marquait des séquences entières de poursuites en voiture dans les rues de Paris ou de la Riviera, et aux films de Belmondo comme Le marginal et Joyeuses Pâques. Tôle froissée, crissements de pneus, caoutchouc fondu sur le bitume, carcasses imbriquées les unes dans les autres, montage accéléré : la trilogie Bourne reprend toutes les recettes d’un savoir faire qui imprime à la pellicule une touche authentiquement européenne.  Lire la suite...

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